Vos Questions


Quelques chiffres

Mon voyage, c'est 24044 km, 333 jours de voyage dont 153 nuits sous la tente, 143 chez l'habitant (le reste dans des chambres d'hotels à 4 sous), une cinquantaine de crevaisons, 3000 photos et peut-être autant de mains serrées et de gros bisous.


Quel a été précisément ton parcours ?

Et bien la réponse à cette question se trouve dans le fichier excel suivant. Vous y trouverez aussi le kilométrage journalier, total, le nombre de nuits passées en tente, chez l'habitant et à l'hôtel.
Mon parcoursEXCEL,51Ko.


Quels pays as-tu traversé ?

Je suis passé en France bien sûr, mais aussi en Belgique, au Pays-bas, en Allemagne, Pologne, Biélorussie, Russie, Mongolie, Chine, Japon, aux USA, et au Méxique avant de revenir en France.
Vous trouverez des informations concernant tous ces pays dans le fichier suivant: Les PaysEXCEL,15Ko.


Ton meilleur souvenir ?

Il change au gré du temps. Peut-être ce soir du 25 août quand j'ai aperçu au sommet d'une colline les lumières d'Erhenot, ville frontière entre la Mongolie et la Chine. C'était gagné, j'avais traversé le désert de Gobi et ses 900 km de pistes de sable et de rocailles. Ce désert était la grande inconnue de mon voyage et il m'en a fait voir de toutes les couleurs. J'ai planté ma tente sur le bord de la piste : sans eau, fatigué mais heureux, j'ai dormi comme une pierre.


Le pays qui t'a le plus touché ?

La Russie sans aucun doute. "Comment ça va ?" "Nôrrmâl" vous répondront souvent les russes, fatalistes. "Pourquoi il n'y a pas d'eau au robinet ?" "Pourquoi ce gros trou dans la chaussée ?" C'est encore "Nôrrmâl". Mais c'est aussi "nôrrmâl" d'accueillir l'étranger, de lui donner le gîte et le couvert dans la pauvre isba ou le minuscule appartement parce que dehors le pays est rude et immense, et que le voyageur est l'envoyé du ciel.


Et la solitude ?

D'abord sur un vélo, on ne s'ennuie jamais, c'est un moyen fantastique de déplacement mais aussi de communications. Et puis, il y a la nature, son contact permanent entraîne une grande complicité : le vent qui pousse ou qui freine, la pluie que l'on redoute mais qui fait apprécier le soleil qui va tout sécher, le ciel étoilé et la lune que j'admirais souvent à la jumelle et bien sûr les animaux, toujours curieux, souvent craintifs, rarement agressifs (c'est vrai aussi pour cet étrange animal à 2 pattes et qui parle!). Ma solitude était choisie, passagère, confortable en somme. J'ai côtoyé la vraie solitude, celle des exclus qui ont tout perdu y compris le moral..., c'est l'enfer. Il faut les regarder : une poignée de main, une parole, un sourire, un paquet de gâteaux..., bref, un geste.


En conclusion ?

Cela rend malgré tout optimiste. La terre est drôlement belle et paradoxalement, en vélo, elle paraît toute petite car la notion du temps s'estompe. Elle est fragile aussi, mais heureusement, on en prend conscience partout. Elle n'est pas si dangereuse qu'on veut bien le dire mais il y a une paranoïa dans certains pays. L'hospitalité, en revanche, est inversement proportionnelle au niveau de vie : vous avez dit "bizarre" ?